Геологические исследования по линии Западно-Сибирской железной дороги-1898

l e l ong des rivières Ichim, Akkan, Charyk, Djibàï et Tatembété. Ce sont des grès calcareux gris verdâtre à gr a in fin et des schistes gris foncé, alternant avec un cal­ ca i re gris compact ou à grain fin. Grès, schistes et calcaires renferment de nom­ breuses Productifs semireticulatus M a rt., Streptorhynchus crenistria P h i 11., S pirifer integricostus P h ill., etc. A une distance de 50 verstes environ de lTchim, entre Atbassar et le hameau Kima, les dépôts carbonifères sont représentés par des grès ordinairement très peu calcifères, de couleur grise, gris verdâtre, çà et là rougeâtre, à grain fin, couchés horizontalement ou n ’accusant qu’une inclinaison très légère. A première vue ils semblent identiques avec des grès dévoniens, développés, par exemple, en aval du hameau Kima. Mais en plusieurs endroits (à 12 verstes vers le sud-ouest d’Atbassar; à 3 verstes vers le nord et à 4 verstes vers l ’ouest du village Samarskoïé) ils se montrent intercalés de calcaires gris compacts ou à grain fin, et renferment: Productus semireticulatus M art. „ giganteus M a rt. Chonetes Hardensis P h ill. Spirifer s p. J u r a s s iq u e . — Les sédiments que nous rapportons conditionnellement au ju ­ rassique ou au rhétien n ’ont été rencontrés que dans la région de Baïan-aoul (aux environs du piquet Tclioktchansky). En dehors de l’intérêt scientifique qui s’y rat­ tache, ces dépôts sont remarquables par les gisements de lignite qu’ils renferment. La steppe kirghise présente par conséquent deux séries de dépôts contenant du charbon: une série d ’âge carbonifère avec de la vraie houille, çà et là anthraciteuse, et une série lignitifère. Considérés au point de vue pétrographique, les dépôts lignitifères de Tchok- tchansk diffèrent très peu des dépôts carbonifères. Ils se composent de couches alternantes d’argiles gris clair ou jaunâtres et de grès argileux, qui renferment des lits de lign ite et d& concrétions de sphérosidérite argileux (piquet Tchoktchansky; Taldy-koul, à 5 verstes au NW; Sary-koul, à 15 verstes à l ’W de Tchoktchan; Mai- koben, à 25 verstes à l ’W de Tchoktchan). Les argiles et grès de Tchokchan et de Maïkoben renferment de nombreux débris végétaux (Asplénium Whitbiense, Phyllotheca striata, Leptostrobus s p., Podo- samites sp .) qui permettent de rattacher provisoirement la série lignitifère au ju ­ rassique ou au rhétien. En 1893, nous avons trouvé les mêmes plantes, mais dans un état de conservation beaucoup meilleur, au piquet de Tchoktchan. Le piquet venait d ’être transféré à trois verstes plus loin vers le nord, plus près de Kaïdaoul, et on était alors en train d’y creuser plusieurs puits d’eau. L ’un de ces puits, qui ont tous donné de l’eau amère et salée, a traversé, à environ 100 sagènes au NE 170" du piquet, 5 mètres de gravier (petits cailloux de silex, jaspe, quartz, etc.), 1,5 m. d’argile grasse jaune, 0,5 m. d’argile grise avec minces lits charbonneux, 2 mètres d ’argile compacte gris clair contenant en abondance les débris indiqués plus haut. Les dépôts lignitifères remplissent en stratification horizontale (Tchoktchan, Taldy-koul), parfois inclinée (Maïkoben, Sary-koul), des dépressions allongées et des cuvettes entourées d ’affleurements de roches cristallines. Les dépressions sont géné­ ralement circonscrites; dans la cuvette de Taldy-koul la présence des couches ligni-

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