Геологические исследования по линии Западно-Сибирской железной дороги-1898

à une centaine de verstes vers le sud des sources de l ’Ichim. On y connaît deux lits de houille. Le supérieur, formé de deux strates puissantes de 0,9 et de 2 m ètres, a été partiellement exp loité de 1867 à 1874. L’inférieur, qui affleure à l e s t de l ’exploitation, atteint une puissance considérable (jusqu’à 6 mètres). Tous les deu< plongent SE 140 15°. Le gisement de Kouou-tchékou se trouve près de la frontière entre les d is­ tricts d’Akmolinsk et de Pavlodar, à 40 verstes environ vers le nord de la Kara- ganda, à 300 verstes vers le SW de l ’Irtych, à 480 verstes au sud de Omsk. Il occupe une vaste cuvette à surface plate, lim itée au nord par le Kouou-tchékou, à l’ouest, au sud et à l’est, par des hauteurs dans lesquelles on voit des affleurements de calcaire carbonifère. A une distance vers l’ouest coule la Touzda (Achtchi-sou), petit tributaire de la Noura. Une reconnaissance préliminaire du gisement, exécu tée d’après les indications de l’expédition géologique, a démontré la présence de 2 mètres de houille pure sur un espace ayant 2 verstes dans la direction NW— SE , 1,5 verste dans la direction NE— SW. De tous les gisements reconnus par l’expédition , celui d’Ekibas-touz, à 115 verstes de Pavlodar, est de beaucoup le plus considérable. La couche supérieure, dite Artémievsky, a 23 mètres d’épaisseur. Quatre mètres plus bas vient une série de couches de houille intercalé e s de minces strates d ’argile et de schiste, dont l’en­ semble dépasse 40 mètres. Les couches de houille ont été reconnues sur plus de 7 verstes en direction. Les couches forment un synclinal fermé au nord-ouest; l ’aile nord-orientale du pli est très inclinée, par places verticale, en plusieurs po i nts ren­ versée; l’aile opposée plonge doucement. La houille renferme en moyenne de 19 à 20 pour 100 de cendres; ordinairement elle n ’est pas collante. Seul le charbon du puits Artémievsky et de la fosse de Kossoumovsky ont donné du coke agglutinant. L ’essai qu’on a fait du charbon d ’Ekibas-touz au chemin de fer transsibérien a montré une dépense de 1,15 poud par train-verste. Il est clair que ce vaste et précieux gisement ne restera pas longtemps inex­ ploité. Le besoin croissant en combustible pour le Transsibérien et les vapeurs de plus en plus nombreux qui circulent sur l’Irtych, d’autre part le renchérissement graduel du bois de chauffage.à Omsk, ne manqueront pas de faire tirer profit des richesses d’Ekibas-touz et de mettre un frein à la destruction inconsidérée des rares bandes de forêts de bouleaux dans la zone du chemin de fer. Il est vrai que l’ex­ ploitation du gisement exigerait la construction d’une voie ferrée reliant Ekibas-touz à l’Irtych. Le point le plus favorable pour l’établissement d’un débarcadère et d’un dépôt de houille serait alors Kara-koudouk, en face du village Podstepnoïé; en ce point l’Irtych touche la steppe même, de sorte qu’on n’aurait pas besoin de faire descendre la voie à travers les prairies qui bordent la rivière ailleurs. bous le rapport de la composition chimique, les charbons des gisements cités se divisent en trois catégories: 1) charbons gras, donnant un coke fritté (Karaganda, Kouou-tchékou, Koum-koul, en partie Ekibas-touz); 2) charbons maigres, (Kyzyl-taou, Oïnak-sor, en partie Ekibas-touz); 3) charbons anthracitheux, (Djaman-touz, Kara- djira). Il est toutefois à remarquer que les houilles d ’un même gisement, soumises à la destination sèche, fournissent des cokes très variables, frittés ou non suivant l’épaisseur des couches et les points où les échantillons ont été pris. Les dépôts carbonifères des régions de l’Ichim et de Koktchétavv se d istin ­ guent par certaines particularités. Ces dépôts ont été rencontrés sur plusieurs points

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