Геологические исследования по линии Западно-Сибирской железной дороги-1898
tifères a été constatée sur un espace de 1 X 0,5 verstes, dans celle de Maïkoben sur 2 X 3 verstes. Les gisements disposés autour du piquet Tchoktchansky renferment habituel lement plusieurs couches de lignite d’une puissance variant entre 0,3 m. et moins, jusqu’à 1 mètre. Le charbon est de couleur noire, parfois à éclat résineux; la cas sure en est conchoïdale, la structure compacte ou feu illetée. Il est le plus souvent très fissuré et tombe facilement en morceaux quand il est exposé à l ’air. 11 s’al lume facilement et donne une flamme longue, fuligineuse. Il fournit un coke pul vérulent. La découverte du lign ite près de Tchoktchan date de 1838 (Taldy-koul). Actuellement aucun des gisem ents n ’est exploité, mais dans les années 1860 les gîtes de Maïkoben et de Taldy-koul fournissaient du charbon à l’ancienne usine A le- xandrovsky qui se trouvait à une vingtaine de verstes au SE de Maïkoben et à une trentaine de verstes vers le SW du Taldy-koul. T e r t ia ir e . — Les dépôts tertiaires ne s ’étalent d’une manière continue qu’au nord et au nord-est de la partie explorée de la steppe kirghise. Ils font en tière ment défaut dans la région de Karkaralinsk. Dans les districts de Baïan-aoul, Ak- molinsk et Koktchétaw, on n’en trouve que des lambeaux ménagés par l ’érosion. Ces dépôts tertiaires sont: 1) des grès blancs; 2) des argiles gypsifères compactes gris clair, par endroits rougeâtres; 3) des sables micacés gris verdâtre et des argiles sableuses. Les grès blancs sont très répandus dans la partie nord du district de Baïan- aoul. Entre le lac Khoudaï-koul et la rivière Tchiili, l ’Ekibas-touz et l’Ak-bidaïk, Kaïdaoul et le Botyrcha-sor, au bas cours de la Séleta, etc., ces grès blancs, à grains fins, parfois compacts, d ’un éclat spécial vitreux et gras, constituent des buttes (sopka) et des collines assez élevées. Leurs affleurements sont jonchés en désordre d’im menses blocs et de dalles (jusqu’à une sagène carrée) reposant pêle-m êle les uns sur les autres et ressemblant de loin à des accumulations granitiques (Botyrcha-sor). Par suite de leur remarquable homogénéité et de la finesse de leur grain, ces grès sont exploités pour la fabrication de meules très appréciées dans le pays. Les prin cipales carrières se trouvent dans le voisinage de Kaïdaoul. Les mêmes grès sont développés, mais en masses beaucoup moins puissantes, sur les monts Karaoul-tas (au S du Koum-koul) et Oulkioum-kara-denghyk (à l’ouest du Koum-koul), près de Sémiyarsk (Irtych), etc. On trouve encore des grès tertiaires au mont Djiouvantioubé (à l ’est du Kempir- touz), près du gisement de houille de Djainan-touz, à proximité de Koktas, etc., ainsi qu’au voisinage du lac Sassyk-koul et du piquet Barmaksky (Akmolinsk). Ces grès, plus ou moins érodés, se présentent en amas de gros blocs entremêlés de fragments de moindres dimensions, entassés sur les croupes des saillies et des col lines peu élevées. Au nord-est de la mine de Djaman-touz on peut admirablement observer les moments consécutifs de l’érosion des grès, à partir d ’une couche hori zontale restée intacte, jusqu’aux traces à peine visibles de leur ancien champ d’ex tension: à trois verstes de la mine, sur une colline s ’étendant en forme de plate- bande, les grès présentent d ’abord une strate horizontale divisée en blocs; plus bas, les blocs sont isolés et inclinés par suite de l ’érosion des argiles sous-jacentes; en core plus bas, on voit des argiles jaunes gypsifères et des argiles gris clair; au- dessous, au pied des collines et dans les intervalles entre celles-ci, apparaissent les
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