Baye J. d., De Penza a Minoussinsk. souvenirs d'une mission. extr. de la Revue de geographie-1898

28 DE PENZA A MINOUSSINSK tanls. Cette cité a très promptement surgi, comme en Amérique. Si la gare est jolie, si l ’ endroit est pittoresquement situé, la popula tion laisse beaucoup à désirer, car, pour mille raisons, elle se com pose de gens n ’ ayant pu rester dans d’ autres villes de Sibérie. Ce n ’ est pas un monde de choix, loin de là. Mais avec le temps ce centre trop sauvage se transformera, s ’ améliorera, si l ’ on s ’ occupe d ’ en relever le niveau moral. L ’ an dernier, on n ’ y voyait aucun SUR LE TRANSSIBÉRIEN. — MARCHÉ IMPROVISÉ. — STATION KRASNAÏA. (Photographie du baron de Baye.) symptôme de civilisation, cette année, on en constate quelques-uns, quand ce-ne seraient que les pigeons sans doute apportés par les Russes. Les pigeons sont en Russie dans tout lieu habité, mais, comme vous le savez, on ne les mange pas. Ceux que je voyais voltiger autour de la gare de Novo-Nikolaevsk me rappelèrent une histoire de pigeons ou d ’ Anglais, si vous voulez. Moscou en était le théâtre. Deux fils d ’ Albion vont chez Tiestolf, le meilleur restaurant de la vieille capitale. Dédaigneux de la cuisine locale, ils veulent man-

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