Геологические исследования по линии Западно-Сибирской железной дороги-1898

' RECHERCHES GÉOLOGIQUES DANS LES S T EPPES K IRGHISES. 3 1 7 dans la zone de la voie ferrée, ne sauront longtemps suffire aux besoins toujours croissants de la circulation. De plus, la destruction de ces bo i s ne manquera pas d’influer sur les conditions climatériques de la région en favor i sant le dessèchement des bassins d’eau, phénomène qu i s ’observe déjà dans la partie sud-ouest de la steppe de Baraba. Pour ménager les forêts, le bo i s de chauffage devra être remplacé au plus vite par du combustible minéral, fût-ce même, vu la pauvreté des gîtes houillers vois i ns de l ’Irtych et l ’éloignement des gisement productifs de la voie ferrée e t de l’Irtych, par du charbon amené du bassin de Kousnetzk. L’ i ndustrie houillère ne se développera dans la steppe k i rgh i se qu’après l’établissem ent d’embranchements réunissant les gisements riches au Transsibérien ou à l’Irtych, ou bien après la réalisation du projet, extrêm em ent important sous le rapport commercial et industriel, du raccordement du Transsibérien avec le Sémirétchié et le Turkestan: si la voie de rattachement part d’Omsk ou de Pétropavlovsk pour gagner Akmolinsk et Verny, elle passera non loin des gisem ents d ’Ekibastouz, de Karaganda et de Kouou-tchékou; si le tracé Tchéliabinsk-Troïtsk-Koustanaï-Tachkent est préféré, elle traversera à moitié chemin (à 600 et 700 verstes de Tchéliabinsk) les riches gisem ents de Yar- koué et Djilantchik (à l’est du Tourgâi). L i g n it e .— On connaît des gîtes de lign ite, subordonnés à des dépôts jurassi­ ques ou rhétiens, près du piquet Tchoktchansky, aux environs des lacs Taldy-koul et Sary-koul, et non loin du Maïkiouben (à 5, 15, 25 verstes de Tchokchan). S e l.— Parmi le grand nombre de lacs salés, les seuls qui aient jusqu ’ici de la signification industrielle sont les lacs Koriakovskia près de Pavlodar, et le lac Ka- rassoukskoïé près de la station Pestchanà i a. Les plus importants des lacs déposant du sel sont: 1) Le Touzdy-koul (Kara- bas) situé à 35 verstes au sud du hameau Tchérémoukhovsky. Ce lac, large de plus de 3 verstes, est si peu profond que l’eau vient à peine jusqu’aux genoux. Le sel se dépose en couche continue d’une épaisseur allant jusqu’à 10 pouces. Les kirghises y recueillent jusqu’à 100.000 pouds de sel. 2) Les deux Kalkaman, situ és près du piquet du même nom. L ’eau de celui qui se trouve à l’ouest du piquet brille d’un rose vif lorsqu’elle est éclairée par le soleil. Même versée dans un verre elle a une tein te rosâtre. 3) L e Djaman-touz, près du piquet du même nom, sur le chemin de Pavlodar à Baïan-aoul. 4) Le Kempir-touz, à 15 verstes vers le NE du gisem ent de houille de Djamantouz. — Les lacs Ekibas-touz (à l l 5 verstes au sud-ouest de Pavlodar), A ltybaï-sor (à 30 verstes au NE de Kaïdaoul) et quelques autres déposent égalem ent du sel, mais en quantité beaucoup moindre. Dans la région de Koktchétaw , les lacs Balpach (au N du placer Azbaïsky) et Djaman-touz (au SW du village Alexandrovsky) déposent un sel renommé par sa pureté et ses gros cristaux. L’eau et le sel frais du lac Balpach ont une tein te légèrem ent rosâtre, de même que l’eau et le sel du Kalkaman (Lac rose) près de Pavlodar. Un certain nombre de lacs déposent du sel impropre à l’alimentation à cause du mélange de sels amers: tel le Djaman-touz, près du gisem ent de ce nom. Certains lacs ont l’importance balnéologique, par exemple le lac Kalkaman (près de Pavlodar) dont les boues sont utilisées par les Kirghises dans le traitement des maladies de peau, par les habitants de Pavlodar dans celui des rhumatismes.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTY3OTQ2