Voyages de M.P. Pallas. T.1-1788

176 8. O u a r a u 1 } j u i n . I sch o ra . 35 v c r s t e s , Æ o s n in s k o ï - J a m , v . avoient ordre de passer par Moskou pour se rendre dans1 la petite Russie et Astrakan , et d’observer avec soin les contrées qu’ils trouveroient sur leurs routes. Je me rendis à Moskou par le chemin l e plus court* afin d’arriver pendant la belle saison dans les contrées que je devois parcourir. Cette saison approchoit ; nous avions avec nous beaucoup d’équipages, que nous ne pouvions laisser en arrière, et nous ne trouvions à relayer que de cinquante en cinquante verstes. ( de dix en dix lieues. )' La grande route de Moskou traverse une partie de l ’In g r ie , qui n’offre rien d’intéressant. Ce ne s o n t , presque par-tout, que des bas-fonds, où il ne croît que les plantes communes aux prairies, aux marais du Nord de l’Europe , et les mousses que l’on trouve dans toutes les tourbières. Le pied-de-veau (1) et le phornéon (a) y croissent et s’y multiplient abondamment : on pour- r o i t , dans les années de disette , se servir utilement de la racine du pied-de-veau pour faire du pa in , à l’exemple des Suédois. Après avoir passé T o sn a , on arrive à une forêt dont le terrain est très-marécageux ; elle est composée de sapins et de bouleaux ; et l’on y trouve peu d’arbres de hautes tiges. On y a fait un grand nombre de coupes , sur-tout (1) Calla, 1 (2) Eriophomm.-

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