Voyages de M.P. Pallas. T.1-1788

dirai le nécessaire, et le plus laconiquement possible. J’ai mis l ’attention la plus scrupuleuse dans toutes mes observations ; j’espère que mon ouvrage n aura pas le sort de ces écrits éphémères, quoique le style ne soit pas assez élégant. La relation des contrées inconnues que je décris, est si intéressante pour les savans, qu’ ils ne feront aucune attention a mon style. Selon moi, la première qualité d’un historien voya­ geur est la vérité. Elle a fait aussi mon principal but, tant dans mes prppres observations, que dans celles que j’ai fait faire par d’autres personnes. Si j ’avois eu plus de temps à moi, et une bibliothèque à ma suite, mon ouvrage eût été plus beau et plus orné. J’y ai inséré des observations qui seront peut- être regardées comme superflues, par un grand nombre de personnes ; mais je les devôis à une classe de lecteurs, à qui elles seront agréables. J’ai eu à peine deux mois pour mettre en ordre mon premier volume; je compte beaucoup sur l ’indulgence du public. Je ne me suis point occupé de la description des contrées voisines de Pétersbourg, parce qu’elle a

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