Voyages de M.P. Pallas. T.1-1788

D E M. P A L L A S. xix gnée par l ’Oufa, par une large plaine boisée; une couche calcaire succède ici subitement au terreau. C ’est sans doute la raison qui a engagé M. l ’abbé Chappe à avancer, que les monts Ouralsks se par- tageoient en deux chaînes principales au sud de la Permie. C ’est une erreur, puisque ces montagnes minéralogiques se rejoignent a la chaîne principale entre la Biélaia et le Jaïk ; elles forment ensuite, par leur réunion, la fameuse chaîne connue sous le nom d’Obstchéi-Sirt; ce lle-c i se perd entre le Jaïk et la Samara. ( Les monts Ouralsks forment plusieurs autres chaînes qui bordent les fleuves, dont le cours est a l ’ouest; elles se terminent par pentes en montagnes calcaires.) Elle est encore assez considérable dans les landes des Kalmouks, à cause de la pente escarpée du sol coupé à pic vers la plaine saline, qui etoit baignée par la mer dans les derniers siècles. On ne doit cependant pas regarder 1 Obstchei-Siit comme la chaîne principale des monts Ouralsks, ainsi que l ’a dit M. Ritschkof dans sa Topographie d 3 Oren- bourg} d’après le rapport des paysans qui habitent la plaine située entre Orenbourg et Kazan. cij

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